La collection Cinéastes d’aujourd’hui

La Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles a mis en chantier, depuis 2010, la collection Cinéastes d’aujourd’hui, qui vise à faire découvrir le potentiel créatif des cinéastes belges francophones les plus originaux.

Regard, analyse de l’œuvre et leçon de cinéma : ces documentaires ambitionnent de toucher le plus large public par la diffusion télévisuelle, les festivals et l’édition en DVD.
6 titres ont déjà vu le jour : Hors Limites, le cinéma de Jaco Van Dormael d’Olivier Van Malderghem, On the road again, le cinéma de Bouli Lanners, réalisé par Benoît Mariage, L’homme de sable, le cinéma de Thierry Michel de José-Luis Peñafuerte, L’âge de raison, le cinéma des frères Dardenne, réalisé par Alain Marcoen et Luc Jabon, I don’t belong anywhere, le cinéma de Chantal Akerman, deMarianne Lambert et Au-delà des mots, le cinéma de Joachim Lafosse, réalisé parLuc Jabon. Ce dernier titre de la collection vient de sortir en DVD.

Outre les projections des documentaires, toujours intégrées à l’occasion de programmes spéciaux consacrés aux réalisateurs, les films sont souvent sélectionnés pour des prix et festivals internationaux. Ainsi, L’âge de raison, le cinéma des frères Dardenne et I don’t belong anywhere, le cinéma de Chantal Akerman ont tous deux étés sélectionnés pour les Magritte, dans la catégorie documentaire. Mais, ce dernier a également été à l’affiche de nombreux festivals à l’étranger. Au-delà des mots, le cinéma de Joachim Lafosse a fait l’objet de masterclass, en présence des réalisateurs, dans les cinémas d’arts et essais de Wallonie et a été projeté lors de la dernière édition du Be Film Festival.

La collection Cinéastes d’aujourd’hui s’est donc imposée comme essentielle et est devenue un incontournable témoignage de nos cinéastes. Elle parcourt une filmographie qui, la plupart du temps, est toujours en évolution. Chaque film représente un instantané du travail des réalisateurs, ce qui permet non-seulement de donner des clés de compréhension de leur œuvre, mais aussi, quelques années plus tard, de percevoir l’évolution de leur art.

De « Cowboy » à « Célestine », le travail de Patar et Aubier et de toute leur équipe démontre des qualités narratives et un constant renouveau dans les techniques d’animation. Leur univers singulier et leur style unique a été reconnu tant en Belgique qu’au-delà de nos frontières, contribuant au rayonnement international du cinéma belge.